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Octobre rouge - 24 sur 7 24/7 |
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Écrit par Galji
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Sortie 2002-Colekt'Or. Après 4 maxis sous la structure Colekt'Or, voici finalement l'album d'Octobre Rouge dans les bacs: 24 sur 7. Le groupe a fait appel à plusieurs producteurs: Atimali (qui pose en featuring également), Drixxxé de Triptik, Voodoo, Nikkfurie de la Caution, JC & JR. Tous ces producteurs donnent chacun leurs nuances de noirceurs à cet album. Préparez vos oreilles a du hardcore urbain crédible, ça sent le bitume parisien à plein nez ! Les musiques sombres appuient le propos. Même lorsque le morceau aborde un thème plutôt marrant, la musique est là pour vous rappeler que ça vient du caniveau : comme sur "Le crabe" où Logan ne se prend pas en sérieux, en se prenant pour la reine des pinces, le plus gros rachots que la terre est portée ou comme sur le titre qui a fait le renom du groupe "week end à Meda" qui décrit un VSD en Coffee après utilisation de multiple substance, un weed anthem à la française... La suite directe à "passe passe le oinj"en somme. Le son sur ce dernier morceau rappelle des productions façon Timbaland, beats syncopés, grosses basses et mélodies orientales. mais le summum reste le refrain: "One j'nique la douane, deux j'passe ma beu, quand j'reviens de Dam tout mon quartier est heureux!". On remarquera tout de même que l'on a pas à faire à des romantiques de première classe, "O.t.l.o." featuring Rapp Dezé, présente les pratiques sexuelles de ces messieurs... Avec un zest de vantardise et un doigt d'exagération... Enfin, on les croit sur parole. Fais unique dans morceau rap en France, Octobre Rouge est le premier groupe à nous parler de ce petit morceau de papier moitié collant moitié imprimé qui est devenu partie intégrante de notre paysage urbain: Le sticker. Ils analysent toute la démarche dite "street marketing" qu'il y a derrière ce petit autocollant. Ils rappellent les grandes opérations de défonçage aérosol sur les murs parisiens. Ils en parlent également sur "Le reflet sans l'ossature" en featuring avec La Caution sur un son electro comme Nikkfurie sait les faire. C'est du Roots Hip-Hop de vandales, peu de groupes savent développer des paroles sincères sur ces sujets car peu l'on réellement pratiquer. C'est là que l'on peut voir qui est un artiste Hip-Hop complet. Sur le reste des morceaux de l'album, on a affaire à des rappeurs énervés. Il y a de la rage et de la puissance à revendre. Sur "Malgré tout j'l'm" fait une apologie qui en est pas une des quartiers défavorisés en France, de là d'où l'on vient. A savoir si le terme ghetto est adapté pour cette dénomination, c'est un autre débat. Mais au moins ce morceau a le mérite d'être plein d'espoir. L'environnement suburbain c'est aussi "L'enfer", mais cela peu être aussi ton mental. L'un influant sur l'autre... Les gars d'Octobre Rouge savent aborder des sujets sous des angles différents mais toujours avec la parole du Ruff Neck... Ils parlent aussi de leurs vécus comme à travers de "ils ont tout pris", qui dénonce les abus des huissiers, on peut sentir la sincérité au travers de leurs paroles. Les autres textes reflètent à l'instar des précédents morceaux, l'esprit et la violence qui règne dans les rues de Paris de nos jours... Si on se fie aux constats des 2 rappeurs, ce n'est pas brillant et le pire reste à venir. Seule ombre à cet album le morceau "Home Shit Home" qui fait une apologie pas forcément du meilleur goût du deal de Shit, on trouvera peut-être ça réactionnaire de ma part mais bon je ne vais pas polémiquer ici ! En tout cas, une chose est sure, c'est que l'on ne s'est pas foutu de notre gueule, il y a 18 titres sur cet album et ils sont tous de bonnes factures. Rien n'a été pris à la légère. Octobre Rouge est un nouveau sous-marin qui agit underground. Même si cet album n'est pas la révolution de 1917, la rage qui en ressort est la même. Malgré le nombre impressionnant de producteurs et d'invités, il se dégage de cette album une unité sonore. On sait après avoir écouter ce maxi que l'on a pas à faire à des bidons qui s'inventent une street credibility, ils sont carrés , ils n'en font pas trop (sauf quand ils parlent zezette), ils sont authentiques. Pas de fioriture c'est brut.
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